• Charlotte Leplaideur

Terre Inconnue (1ère version)


Dans la boucle assommés les mots libres.

Démembrés ils s’assembleront sous de nouveaux cieux fous.

Un nouveau monde où chacun peut s’inventer un langage propre.

Se donner une nouvelle histoire : être soi.

Avec ou sans masques se laisser noter de nouvelles danses dans son carnet de bal.

Être une cellule vivante.

Ni homme, ni femme, ni même humain : cellule respirante, soufflante, dotée d’empreintes à dérouler.

Tracer un nouveau chemin à travers des broussailles inconnues, lier son être avec une planète, une terre nouvelle.


Découvrir, dénuder ses pensées, sa chair tendre : aimer.


Une poignée de terre dans la main, écouler son temps, badiner.

Respirer une douceur nouvelle, une pause suspendue.

Toucher ce que l’on n’a jamais pu, étreindre de loin son quotidien.


Un papier vert pour drapeau : une feuille, une voile.

Et pour mat du radeau : une branche.


Bienvenue dans votre maison, qu’elle accueille vos pas avec douceur, le temps de votre escale.

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

La différence qui nous rassemble tant La curiosité Interpellation L’interrogation La différence scinde t’elle ? Oppose-t’elle ? Ou bien à l’inverse Nous rapproche t’elle les uns des autres Nous enrich

Arrêter D’écrire D’inscrire De graver Arrêter D’exprimer L’envers L’endroit Le langage Bazard bizarre Est parfois Un bien lourd bagage De toute façon Dans le brouhaha Permanent Intérieur / Extérieur Ê

Quand une partie Du monde se noie Dans le sang Les os brisés Les familles décimées Des bombes balancées Le serpent s’insinue Se faufile Se glisse Et s’engraisse A l’intérieur de nous Poison d’un Occid